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Voilà, nous venons de boucler l’année du CP avec nos cours par correspondance. Après des débuts tâtonnants, nous avions finalement atteint une vitesse de croisière raisonnable. Même si toutes les journées d’activités n’ont pas été forcément des parties de plaisir, aussi bien pour les enfants que pour moi, le bilan que j’en retire aujourd’hui s’avère très positif. Lorsque je vois les enfants jouer à faire du calcul mental pendant les repas, je me dis que nous sommes sur la bonne voie. Lorsque je vois Aliénor remplir de sa déjà jolie écriture des pages de cahier pour le simple plaisir d’inventer des histoires, cela me remplit de fierté et de motivation pour la suite.

Tous les deux sont devenus en quelques mois soucieux de la manière dont on écrit un mot, incollables sur les Gaulois et les Romains (non seulement grâce aux modestes cours d’histoire que je leur dispense, mais aussi avec le soutien intensif des aventures d’Astérix) et particulièrement pointilleux sur le pourquoi du comment se comportent les globules rouges dans le corps…

Voici dans le détail ce qu’ils connaissent désormais, avant d’entamer l’année du CE1.

En français

  • La lecture est totalement acquise, et est même fluide, grâce à une méthode d’abord phonétique (Montessori) puis syllabique. J’ai exclu toute reconnaissance globale des mots, même leur propre prénom. Ils n’ont su lire et écrire celui-ci qu’à partir du moment où ils en connaissaient chaque lettre et ont été capables de le décomposer.
  • Ils connaissent les quatre graphies principales des lettres (minuscules et majuscules cursives, minuscules et majuscules scriptes).
  • La cérémonie de la dictée et de la copie n’a plus aucun secret pour eux.
  • Ils ont appris une dizaine de récitations choisies chez des auteurs « anciens » que j’affectionne particulièrement (Emile Verhaeren, Maurice Carême, Sophie Hue, Alphonse de Lamartine, La Fontaine, etc.).
  • La grammaire a été abordée avec la reconnaissance dans les phrases du nom, de l’article, du verbe et de l’adjectif. Des phrases simples, mais qu’ils sont capables d’analyser pour me donner la nature des mots. Les notions de genre et de nombre sont également acquises.
  • Nous avons débuté l’orthographe avec quelques règles simples (comme m devant b et p, etc.).
  • En conjugaison, nous avons appris les auxiliaires être et avoir ainsi que les verbes du premier groupe (tels chanter, aimer, etc.) au présent de l’indicatif et à l’imparfait.

En calcul

  • Ils calculent maintenant en additions et soustractions avec et sans retenues jusqu’à 1000, comptent de 2 en 2, de 5 en 5, 10 en 10, 100 en 100 et 200 en 200.
  • Le calcul mental est un exercice quotidien.
  • Ils connaissent les nombres pairs et impairs.
  • Nous avons fait nos premiers problèmes.
  • Ils ont reçu leurs premières notions de géométrie. La méthode Montessori est formidable pour cela. Ils passent ainsi du volume au plan et font le rapport entre les deux sans aucune hésitation.

En histoire

Je respecte scrupuleusement la chronologie. Nous sommes ainsi partis de la Préhistoire (nos vacances en Dordogne en septembre dernier nous avaient d’ailleurs offert l’occasion de leur montrer la vie des hommes préhistoriques « en vrai » grâce à la visite de certains sites) et avons parcouru le fil du temps jusqu’au temps des cathédrales.

Ma formation d’archéologue me permet de ne pas me contenter des supports écrits pour cette matière. J’essaie de rendre l’Histoire aussi vivante que possible et de ne surtout pas la réduire à une suite de dates. Je raconte l’impatience des légionnaires romains au bas de la colline d’Alésia, les chevaux qui piaffent, les corbeaux qui tournoient au-dessus du village, le vent qui souffle dans la plaine… Bref, c’est comme si nous y étions. J’aime particulièrement lorsqu’ils m’écoutent bouche bée et en oublient même de m’interrompre pour poser des questions. Questions qui se forment plus tard dans leur esprit et ressortent au moment des repas ou lors des trajets en voiture. Cela me permet de préciser un point qu’ils auraient mal compris ou seulement de maintenir leur intérêt éveillé.

 

Il faut ajouter à tout cela les leçons de choses improvisées dès que l’occasion s’en présente, l’initiation à l’anglais (à l’oral uniquement), les exercices de vie pratique Montessori (laver la vaisselle, passer le balai…), l’apprentissage des arts du fil (crochet, tricot, broderie, tissage…), quelques notions de jardinage et de botanique, la cuisine, les multiples travaux manuels en tout genre (pâte à modeler, perles Hama, petits bricolages créatifs, dessin et peinture, etc.), les cours d’éveil musical et de danse ; toutes activités que nous permet l’école à la maison puisque nous dégageons beaucoup de temps personnel une fois les heures dévolues aux apprentissages « fondamentaux » effectuées.

Contrairement à la majorité des parents, je sais ce que mon enfant a appris chaque jour et je suis sûre que c’est acquis, car lorsque je vois qu’une notion est mal comprise, je reviens en arrière et je reprends la leçon à zéro, chose qu’une maîtresse ne peut faire dans une classe de trente élèves, faute de temps.
Ainsi, je sais exactement où ils en sont dans leurs apprentissages et ce que je peux maintenant leur apporter. C’est avec cette vision claire de leurs acquis que nous entamons le CE1 du cours Sainte-Anne. Nous pouvons aborder avec sérénité les nouvelles matières qui font maintenant partie de notre programme : la géographie, les leçons de choses, l’analyse logique de la phrase et la rédaction (si, si, je vous jure, ça existe encore au CE1).

Delphine, la maman des Herbes Folles

10 mars 2013

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A suivre, un article sur notre emploi du temps au quotidien.